JOURNAL PUBLIC D'UNE SOCIOPATHE

JOURNAL PUBLIC D'UNE SOCIOPATHE
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Je suis jeune, assez psychologiquement évoluée cependant pour réfléchir, raisonner avec attention sans discontinuer sur un point précis et en tirer des dérivés sur les propriétés aberrantes de l'existence. Mon esprit tergiverse seul, de même qu'une entité indépendante de mon système neurologique et de mon corps, simple amoncellement d'organes divers, sans intervention de ma volonté. Non que j'en manque, loin s'en faut, mais cet esprit particulièrement vagabond est la seule idée échappant à mon contrôle. Selon toute vraisemblance, je réunis en mon caractère plus de trois critères de trouble de la personnalité antisociale, autrement dit il se pourrait que je sois naturellement sociopathe, et cela ne m'apitoie pas outre mesure. Faudrait-il encore que je me sente différente des autres, et ce n'est pas le moins du monde le cas. Selon moi, ce sont les autres qui sont différents. Si je regarde une personne considérée comme « normale » selon la société et la masse populaire en général, mon raisonnement logique en fait d'être « Je ne suis pas comme lui » se révèle « Il n'est pas comme moi ». C'est un comportement égocentrique et j'en suis consciente, non que j'en sois fière, mais peu importe.
Sénèque disait « Hâte-toi de bien vivre et songe que chaque jour est à lui seul une vie ». En son sens propre il n'avait pas tord, le passage sur Terre d'une être animal est si éphémère qu'il se doit d'en profiter, pour lui-même. Or, en tant qu'être humain je suis bestiale, je ne peux de la sorte qu'appliquer le concept bien que cela soit à la réflexion, et s'en rendre compte ne nécessite pas une intelligence hors du commun, sans plus grande conséquence d'un point de vue social, temporel et géologique que le soupir de désespoir d'un touareg à l'agonie dans le désert. Autrement dit, l'adresse en haut de la page - qui me lancera un jour ou l'autre sur une réflexion d'ordre informatique ou portée sur le web, sans doute -, vous amène à ceci : une page répondant, je dirais, à l'appellation la plus précise qui soit, j'ai nommé
« Journal public d'une sociopathe ».

LES ARTICLES LES PLUS RECENTS SE TROUVENT A LA FIN.

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Blog "Bordel Personnel

# Postato giovedì 15 gennaio 2009 15:33

Modificato sabato 21 febbraio 2009 18:30

Vendredi 16 Janvier 2009Paradoxalement Humain

Vendredi 16 Janvier 2009Paradoxalement Humain
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Monotone. Qu'importe la vie que vous vivez, vous aurez inévitablement un moment, un instant de lucidité où vous penserez : « Ma vie est monotone, mes journées se ressemblent, je ne fais rien de particulier ». Et cela dérange. Selon le conditionnement humain, la monotonie de l'existence est perçue comme une offense à la vie, une punition existentielle, une tare à éliminer. L'être humain, de notre ère, a perdu du vue le principe basique de l'être vivant en parlant de manière générale : la survie et la procréation. A présent la vie doit être animée d'évènements divers étrangement favorables au perfectionnement de cette dernière - néfastes, défavorables, non, il s'agit là encore d'une autre question - plus franchement l'Homme aspire à vivre des expériences sans jamais ressentir de peine, d'abattement, de souffrance, comme s'il était capable de tout diriger, d'affronter sans baisser les yeux la fortune, de contrer tout obstacle, de décider de chaque seconde de sa vie pour être prospère jusqu'à sa mort, bien que s'il lui était possible de choisir, sans doute choisirait-il de ne jamais partir, sans réfléchir à la langueur que lui occasionnerait la vie éternelle. Il n'a pas encore saisi que la vie n'était véritablement entre les mains de personne, « prendre sa vie en main » n'est pas « parvenir à tout diriger », mais « se battre pour se donner la probabilité d'avoir ce dont on rêve ». Aller au-devant de l'aventure, de l'expérience, est s'exposer volontairement à de nombreux dangers, avec sur la plus haute marche celui de souffrir, puis la déception, puis bien d'autres encore dont la liste détaillée vous ferait frémir. Alors, dans ce cas, vu de ce point externe, il serait préférable pour tous les lâches de rester cloîtrer dans la vie platonique. Ou accepter que la vie puisse se révéler et se révèle souvent cruelle, béotienne. Mais souvent, très souvent, trop souvent, l'humain souhaite obtenir ce qui familièrement s'image ainsi : le beurre, l'argent du beurre et le séant de la crémière - ou du crémier selon le cas. Ce qui synthétise en peu de mots le complexe et confus matérialisme humain et son désir de se démarquer tout en restant à jamais en sûreté.
Paradoxal, n'est-ce pas ?

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« Depuis que je suis petite, on me dit que je suis unique. Je ne fais qu'appliquer le concept, à ma manière, en prenant l'expression dans ses grandes lignes sans prendre compte du fond de l'idée véhiculée par ceux qui me l'ont dit. Rien ne m'empêcherait d'être comme les autres, de suivre la mode, en théorie. Mais pour te donner une idée de l'inexplicable, considérons que l'Homme soit l'½uvre de Dieu. Dans ce cas, le Seigneur a évolué avec la Révolution Industrielle. Comme tout le monde. Il s'est mis à l'heure du fordisme et du taylorisme. Il a son usine de production à la chaine. C'est de cette usine que sort 99.9% de la population mondiale. Comme tous les grands patrons, notre bien-aimé Créateur s'ennuie. Alors, à ses heures perdues, il retrouve son amour d'antan : l'artisanat. C'est là qu'interviennent les 0.1% restants de la population. Par définition, dans l'artisanat, chaque pièce est unique et impossible à recréer à l'identique. C'est la différence entre moi et 99.9% de la population mondiale. Je sors de l'atelier d'artisanat. Par extension, personne ne m'est identique et je ne suis identique à personne. Il faut un certain temps pour s'y adapter. Mais une fois cette idée bien intégrée, tout le monde le remarque sans savoir le couvrir par des mots et sans pouvoir le comprendre. C'est pour cette raison qu'il n'y a pas de juste milieu. Les gens me haïssent ou m'adorent, pour autant, ils m'admirent toujours. »
[tiré d'une lettre envoyée à Yann]

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Photo :: Un passant sur Shibuya - Tôkyô (Japon), Avril 2008
:: Brain Hacker - Brandnew Wind
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# Postato venerdì 16 gennaio 2009 13:27

Modificato sabato 17 gennaio 2009 16:45

Samedi 17 Janvier 2009Investigation Supérieure : Toxicomanie Fictive

Samedi 17 Janvier 2009Investigation Supérieure : Toxicomanie Fictive
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Un monde où la vérité n'est pas nécessairement la réalité, et la réalité rarement la vérité. Il me semble qu'un jour ou l'autre, Bouddha a dit quelque chose comme « l'insensé qui reconnaît sa folie est sage, mais celui qui se croit sage est fou ».
Lorsqu'un être humain contemple longuement son visage dans un miroir, que voit-il ? Le reflet de ce qu'il est véritablement ou l'image falsifiée par son ego de ce qu'il désirerait être ? Peut-être simplement les deux à la fois, comme si se superposaient sur une amplitude irréparablement plane et glacée les différents « soi-même » se dissimulant au fond de l'être réel comme de celui aspirant et désireux. Lequel est le plus représentatif de la réalité tangible d'un individu ? Dans quelles mesures ledit individu est-il capable de faire la part des choses et de reconnaître son véritable « lui » ? Y a-t-il une réelle existence de conscience dans l'apparence extérieure renvoyée et aspirée par et en face de ce miroir ? Parfois ces énigmes m'assaillent, souvent alors que mon propre reflet me fait face. Ce que je vois en face de moi n'est pas ce que les autres se représentent d'eux-mêmes. Je vois une élémentaire et basique enveloppe matérielle, palpable, aux aspects rectifiés et inaccessibles. Pour autant suis-je seul maître à bord ? Si un individu déchire la peau de mon visage, cela aurait-il une conséquence sur mon esprit ? Est-il possible que le corps, élément concret de la nature humaine, puisse par une quelconque modification entraîner celle de l'esprit, l'immatériel ? Le physique est-il capable d'altérer la nébuleuse métaphysique ?
Est-ce un effet pervers de ma réflexion, ou toutes ces questions n'ont-elles d'importance réelle que pour moi ? Cette réflexion n'a-t-elle du sens que pour moi ? Est-ce la migraine qui me mène à de telles pensées, ou le contraire ?

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Passer les jours coincés entre quatres murs - L'avenir comme un horizon dans la brume - Tout paraît fade quand on ne voit plus la lumière - Perdant espoir, je n'avais plus aucun repère
Je voulais juste sortir de cet enfer - Trouver une issue, nous donner un peu d'air - Parfois la misère justifie les actes - Et la colère te pousse à passer à l'acte - Passer à l'acte - Passer à l'acte - J'étais prêt à tout - Passer à l'acte - J'étais prêt à tout
J'ai volé trop haut et brûlé mes ailes - Visé les étoiles, j'ai perdu le ciel - Promets moi de m'attendre - Promets moi de comprendre - J'ai volé trop haut et brûlé mes ailes - Visé les étoiles, j'ai perdu le ciel - Promets moi de m'attendre - Promets moi
Chaque jour, guetter la moindre chance - De pouvoir s'évader et que tout recommence - Devoir tout tenter, tout plaquer, plus rien à perdre - A situation d'échec, solution extrême
Je voulais juste sortir de cet enfer - Que notre vie ne soit plus jamais la même - Parfois la misère justifie les actes - Et la colère te pousse à passer à l'acte - Passer à l'acte - Passer à l'acte - J'étais prêt à tout - Passer à l'acte - J'étais prêt à tout
J'ai volé trop haut et brûlé mes ailes - Visé les étoiles, j'ai perdu le ciel - Promets moi de m'attendre - Promets moi de comprendre - J'ai volé trop haut et brûlé mes ailes - Visé les étoiles, j'ai perdu le ciel - Attends moi
J'ai volé trop haut et brûlé mes ailes - Visé les étoiles, j'ai perdu le ciel - Promets moi de m'attendre - Promets moi de comprendre - J'ai volé trop haut et brûlé mes ailes - Visé les étoiles, j'ai perdu le ciel - Attends moi
Unswabbed __Rien à perdre

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Photo :: Du bordel en provenance de mon sac - Janvier 2009
:: zero - Destiny~同じ時代に生まれて~
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# Postato sabato 17 gennaio 2009 14:52

Modificato sabato 17 gennaio 2009 17:38

Mercredi 21 Janvier 2009Ubiquité

Mercredi 21 Janvier 2009Ubiquité
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Avez-vous déjà eu l'impression que votre esprit n'appartient pas à votre corps ? Que ce corps, cette entité physique, n'était pas vous ? En marchant dans la rue, en percevant votre reflet dans une vitre ou une flaque d'eau, ne vous est-il jamais arrivé de vous poser cette question basique : « Qui est-ce ? ». Répétez longuement votre prénom dans vos pensées, au rythme des battements de votre c½ur. A un moment ou un autre, il ne voudra plus rien dire, Juste un prénom. Comme un autre, comme celui de milliers de gens sur le globe qui le portent au même instant où vous y penser.
Je ne réponds pas lorsqu'on m'appelle. La cigarette « Marlboro Menthol » dans ma main droite apparaît physiquement comme partie intégrante de mon apparence, mais ne signifie strictement rien. « Moi » n'existe pas physiquement. Quelle est l'intégrité d'un « moi » physique ? Sa réalité ? Et si le « moi » n'avait qu'une existence psychologique opposée à la palpabilité chimérique de l'apparence, si chacun intégrait cette idée comme la base même de l'existence humaine, la société s'en porterait-elle mieux, serait-ce le chaos le plus total a contrario ? Le corps est une denrée périssable, mais l'esprit reste éternel. On nous le rabâche dans toutes les religions, pourquoi ne pas laisser une part de doute sur la question, athées, croyants, non croyants, quelle importance. Satanistes, païens, peu importe. Qui parmi vous tous peut assurer qu'il sait avec précision ce que devient l'âme une fois le corps désintégrer ? A mon sens, elle disparaît tout bonnement, comme tout le reste, mais n'ayant pas personnellement vécu la « désintégration » de mon propre corps, je suis actuellement dans l'incapacité de répondre.
Le cas échéant, question qui énerve chaque être humain doté d'intelligence : pourquoi sommes-nous incapables de répondre à de telles interrogations ? La réponse est simple, l'Homme a ses limites, sans parler de sens péjoratif, il s'agit de l'être le plus limité qui soit, sa première pensée étant « Je peux tout comprendre, tout savoir, tout découvrir ».
Sauf qu'en y réfléchissant attentivement, qui a réellement envie de savoir ce qu'il y avait avant le Big Bang ?

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Photo :: Une passante près de Kiddy Land - Tôkyô (Japon), Avril 2008
:: Velvet Eden - Street of Alice
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# Postato mercoledì 21 gennaio 2009 12:13

Samedi 14 Février 2009Mourir consciente ou crever folle à lier

Samedi 14 Février 2009Mourir consciente ou crever folle à lier
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Le pire n'est pas de devenir fou, mais d'en avoir conscience. Toutes ces visions macabres qui peuplent mes nuits me rappellent pourquoi, me narguent et me prouvent que la descente aux enfers est inévitable. Parfaitement, le plus simplement du monde, je deviens folle et j'en ai totalement conscience. Seulement, je ne peux absolument rien y faire. J'ai beau retourner le labyrinthe dans tous les sens, garder une main contre le mur, aucune issue ne m'apparaît. Je ne pense ni être stupide ni être aveugle, pourtant. S'il existait une sortie, je la trouverais. J'eai beau me réfugier dans la musique, l'écriture, le dessin, trouver refuge auprès de mes amis, je n'ai toujours aucune issue, aucun moyen d'échapper à ce funeste destin qui semble m'attendre. Mourir de la folie. Je devrais peut-être en finir pendant que je suis consciente de ce que je suis, mais je n'arrive pas à m'y résoudre. Et pourtant, chaque fois que la partie de ma vie majoritairement inconnue de mes "proches" s'assombrit un peu plus encore, je ne peux m'empêcher de me dire qu'une lame réelle tranpserçant mon corps me ferait plus de bien que de mal. Mais comment expliquer ce geste à ceux qui ignorent tout, tout en pensant connaître le moindre détail ? Ce serait cruel. D'un autre côté, n'est-il pas tout autant cruel d'ignorer à ce point la vie de celle qui partage leur sang ? Au fond, je n'aurais rien à me reprocher.
Peut-être cela ferait-il plus de mal que je finisse réellement folle, étant donnés les antécédents familiaux. Mon problème en ce sens reste le manque de détails sur la question. Suis-je condamné à la même folie que cette femme que sa propre fille a si peu connue ? Etait-elle aussi dangereuse que moi ? Je sais que je suis capable d'être plus cruelle que les criminels de guerre, aussi sanglante au moins que notre ami à tous, "Jack the Ripper". Il m'a fallut un certain temps pour le comprendre, pour l'assimiler, et j'en ai désomrais pris pleine conscience. Mais pourquoi le nier ? J'aime la couleur, la brillance, la texture, l'odeur, la chaleur et le goût du sang, du mien comme de celui des autres. On me dit que ce n'est pas grave, que c'est presque normal à mon âge. Mais le manque est pire parfois que celui de la nicotine ou de l'héroïne. J'ai besoin de voir des choses sanglantes.
Je parle toute seule, je pense à des choses morbides, parfois mes yeux tremblent, j'ai du mal à fixer mon attention sur quelque chose ou quelqu'un, je détourne les sujets. Je déteste voir les gens sourire. Aucun d'entre eux n'aura jamais un aussi superbe sourire que ceux qui sont partis. Je suis à quelques semaines à peine d'en perdre un autre. Autant que l'appréhension de la douleur de le perdre, j'ai la certitude que ce sera le coup de grâce. Ma raison partira avec et aussi loin que sa vie. Et que puis-je y faire ? Strictement rien. Faire promettre à ceux qui m'aiment de m'achever si je dépasse le stade de la simple "tarée" ? En seraient-ils seulement capables ? Je ne doute ni de leur fidelité ni de leur courage. Je doute juste que cela dépasse les liens qui nous unissent.
Je deviens folle et j'en ai pleine conscience. Je peux disparaître du jour au lendemain. Et la seule chose qui me fasse soucis, est que cette folie pourrait faire beaucoup de mal à ceux, rares, que j'aime. Vaut-il mieux crever de soi-même en étant parfaitement consciente de ses actes, ou passer plus de temps avec eux en leur imposant la lourde tâche de mettre un terme à ma folie affirmée ? "Va falloir sérieusement commencer à y penser, ma fille, le temps t'es compté." Merci, adorable conscience. Tu es toujours prête à dispenser d'excellents conseils. A moins que tu ne sois, toi aussi, le reflet de ma folie furieuse ? On me croit variante, je suis déviante, en arriverais-je à mourir avant d'être délinquante, "telle est la question".

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Photo :: GIF tiré du clip de X Japan - I.V.
:: Celia'xeno - ステロイド【STEROID】
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# Postato sabato 14 febbraio 2009 06:13